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La Paraméenne, Saint-Malo, Ille & Vilaine, 1996

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Type maîtrise d’ouvrage

Maison d’habitation privée, restructuration, extension

Programme 

Restructuration d’une partie du bâtiment existant pour un mode de vie contemporain, extension des espaces en rez-de-jardin pour donner la possibilité d’aménager une grande cuisine à vivre avec son office attenant, améliorer la communication avec le jardin depuis la maison.

Description

Situé en milieu urbain, sur les hauteurs de Paramé et disposant d’une belle surface de jardin avec des arbres anciens, le bâtiment existant est une des villas caractéristiques de l’épopée balnéaire du tournant des XIX-XXèmes siècles.

Implantée en haut de la dénivellation de son jardin, elle a été conçue avec des réminiscences d’un style italianisant et domine le paysage par son élévation faite pour avoir une belle vue de toutes les chambres.

Le principe retenu a été de réaliser une extension en véranda côté jardin et d’améliorer la transition entre la maison et le jardin en l’accompagnant par des terrasses et en remodelant et adoucissant la déclivité du terrain.

La véranda s’inspire des principes des architectures de métal et de verre de l’époque de la construction de la maison, c’est-à-dire une certaine conception de l’architecture de loisir, de l’élégance et du raffinement.

Construite à l’angle de la façade Nord-est et de la limite de propriété, elle se développe en rotonde sur une structure métallique travaillée en proportions, en finesse et en détails.

Les verrières sont en blocs de double-vitrages et sont posées sur une allège pleine. Le débord de toiture permet d’ombrer la partie haute des baies. 

La véranda ouvre sur une vaste terrasse en dalles de quartzite. Le terrain est remodelé en contrefort de la terrasse et l’on descend dans le jardin par un petit escalier de pierre avec plusieurs paliers qui rendent plus confortables son usage.

Le niveau de rez-de-jardin de la maison était cloisonné à l’ancienne avec une partition entre salles de réception et pièces initialement réservées au service et aux domestiques, les cuisines et celliers étant relégués à l’origine dans les soubassements ; cette disposition archaïque influait toujours sur la vie quotidienne, même si la cuisine avait été montée à l’étage noble.

Le travail d’architecture intérieure a consisté en un décloisonnement des espaces et en une réorganisation fonctionnelle à l’écoute des Maîtres d’ouvrage.

La cuisine, spectaculaire avec son piano de cuisson et son grand comptoir central, est devenue la salle de contrôle de la maisonnée, l’avancée en rotonde panoramique de la véranda sur le jardin permettant de libérer toutes les contraintes d’espaces et de circulation.